Suite à l'appel républicain publié dans Marianne ce week-end, voici le "rappel républicain" qu'Yves Jégo a publié en exclusivité sur Rue 89 aujourd'hui:
Sous la cinquième république, la fonction du Président importe tant qu’elle soumet celui qui l’exerce à des attaques, nombreuses, quoiqu’elles tournent toujours autour de quelques thèmes éprouvés. Le « pouvoir personnel » en particulier fait recette : De Gaulle, Pompidou, Giscard et Mitterrand furent tour à tour accusés de « dérive monarchique ».
L’ « appel républicain » lancé par le journal Marianne n’innove donc pas par le contenu mais par deux choses : le ton et les signataires. L’emphase qui lui est propre porte la marque de la précipitation. Marianne a le flair des sujets qui font vendre du papier : hélas, pris par le temps, le journal a donné dans le plus facile, le style pompier. Surtout, elle sonne étrangement creux si on la rapporte à la situation présente : Zola n’a pas écrit "J’accuse" à propos de son café au lait matinal, et il n’a pas fallu moins de la débâcle de tout un peuple pour provoquer l’appel de Londres.
Il ne sied pas de sonner la trompette du jugement dernier pour la moindre mise en scène politicienne. Car on ne peut se défendre de penser que ce remue-ménage de grands principes n’est qu’un moyen détourné (si peu) de s’en prendre à la personne du Président. Et les signatures au bas du pensum renforcent cette impression.
Parler de « politiciens au rancart » comme le fit en d’autres temps le général serait forcer le trait, mais, derrière quelques grandes consciences tirées de leur sarcophage, grouillent une douzaine d'oubliés de la pipolisation qui aimeraient bien refaire surface.
On sourira quand même de voir une ex-candidate très capricante critiquer l’agenda du président, un maire blâmer les phénomènes de cours et l’esprit de parti, un admirateur de Bonaparte condamner les méthodes expéditives, et ainsi de suite.
Ces beaux esprits appellent à veiller sur la République, et, si on les débarrasse de leur grandiloquence, nous sommes bien d’accord avec eux.
Bien sûr qu’il faut défendre les institutions républicaines, la laïcité, l’indépendance de la presse, et qu’il faut mener, avec le souci d’une France forte dans une Europe forte, une action juste pour tous les peuples.
Le président, le gouvernement, sa majorité, et tous les Français n’ont pas attendu les postures exagérées de quelques comédiens politiques pour y penser. Même le coq le plus m’as-tu-vu ne croit pas qu’il fait se lever le soleil.
Pour conclure, et ramener cette petite agitation parisienne à ses vraies dimensions, qu’il me soit permis, non pas de lancer un appel, mais de procéder à un rappel.
Il serait bon, alors que la situation du pays n’est pas facile, que ceux qui prétendent y tenir un rôle éminent respectent quelques principes :
-La Liberté : pourquoi chacun ne pourrait-il pas trouver sa voie et sa vie, dans le cadre de la loi ?
-L’égalité : pourquoi réserver à certains un traitement spécieux de l’information ?
-La Fraternité : est-il utile et moral de profiter des difficultés d’un peuple pour le dresser contre ceux dont la charge est de l’aider à les vaincre ?
Ajoutons qu’un peu de bon sens et de mesure dans le débat politique ne feraient de mal à personne.




Je souhaite à chacune et à chacun d'entre vous une belle et heureuse année 2009.
Je vous souhaite un bon été et de bonnes vacances pour celles et ceux qui ont la chance de pouvoir en prendre.
Je vous invite à lire le Nouvel Observateur de cette semaine qui consacre, en partenariat avec France Info, sa "une" aux jeunes: "avoir 20 ans en 2008".
Je vous invite à lire l'entretien que Rachida Dati a accordé au quotidien 20 minutes (2 500 000 lecteurs).
Encore une semaine intense vient de s'achever.
Yves Jégo était ce soir l'invité d'RTL pour débattre avec Julien Dray.
J’ai peu de temps pour alimenter mon blog de notes, d’anecdotes ou de tribunes.
Ce week-end, nous étions aux côtés de Rachida Dati sur le terrain dans le 7ème. La campagne prend une belle dimension et un groupe de jeunes solide se forme. Nous vivons une belle aventure et je tiens d’ailleurs à remercier tous les jeunes qui s’engagent pour la Ministre de la Justice.